Le projet
La Cinémathèque idéale des banlieues du monde poursuit son engagement en faveur d’un cinéma ouvert, décentré et attentif aux récits encore peu visibles. Aux côtés des Ateliers Médicis et du Centre Pompidou, elle propose chaque année un Workshop Jeune création, destiné à accompagner une dizaine de jeunes artistes aux démarches cinématographiques émergentes.
Pensé comme un espace de recherche, de dialogue et de transmission, ce workshop permet aux participants de faire évoluer leur projet de film au contact d’un artiste invité et d’un patrimoine cinématographique engagé. Les jeunes créateurs y interrogent leurs formes, leurs récits et leurs références, tout en inscrivant leur travail dans une réflexion plus large sur les représentations, les territoires et les imaginaires collectifs.
À l’issue du workshop, la bourse Nouvelles écritures cinématographiques – Cinémathèque idéale des banlieues du monde du Fonds de dotation Francis Kurkdjian vient soutenir le développement du projet d’un lauréat. Elle constitue une étape essentielle pour permettre à une œuvre en devenir de se structurer, de gagner en visibilité et de poursuivre son chemin vers la production.
Pour l’édition 2025, la cinéaste Sarah Bouzi a été distinguée pour son projet Big 2024. En renouvelant ce dispositif pour la saison 2026/2027, la Cinémathèque idéale des banlieues du monde affirme la nécessité d’accompagner des écritures singulières, capables de déplacer les regards et de faire émerger d’autres histoires du cinéma.
Ce projet s’inscrit dans une démarche artistique et politique forte : soutenir des auteurs et autrices encore peu représentés, favoriser l’apparition de formes cinématographiques contemporaines et contribuer à une histoire du cinéma plus plurielle, plus sensible et plus ouverte aux récits issus des périphéries.
En soutenant la Bourse Nouvelles écritures cinématographiques – Cinémathèque idéale des banlieues du monde pour sa 3ème édition, le Fonds de dotation Francis Kurkdjian se positionne pour l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes et de cinéastes et contribue à faire naître des récits cinématographiques plus libres, plus décentrés et plus représentatifs de la diversité.
Alice Diop, cinéaste, reçoit le César du meilleur court métrage en 2017 pour "Vers la tendresse" et le prix du meilleur film de la sélection Encounters à la Berlinale en 2021 pour "Nous". Elle crée ensuite la Cinémathèque idéale des banlieues du monde (CIBM) avec les Ateliers Médicis et le Centre Pompidou. En 2022, elle réalise son premier long métrage de fiction, "Saint Omer", avec Guslagie Malanda et Kayije Kagame, récompensé par le grand prix du jury et le prix du premier film à la Mostra de Venise, puis le César du meilleur premier film. Elle prépare actuellement son second long métrage de fiction.