Les lauréates de la Bourse Jeune création 2026

8 juin 2026
Cinémathèque idéale des banlieues du monde – Bourse aux nouvelles écritures (2e édition)

La Cinémathèque idéale des banlieues du monde est heureuse d’annoncer les lauréates des deux bourses attribuées à l’issue de l’édition 2026 du Workshop Jeune création, soutenu par le CNC et Rubis Mécénat, LaScam et la Sacem : La Bourse Jeune création Ateliers Médicis et Rubis Mécénat a été décernée à Sadia Kossangue, pour son projet Studio 68 et la Bourse Nouvelles écritures cinématographiques CIBM du Fonds de dotation Francis Kurkdjian à Sara Kheladi pour son film Les Naturalisables..

Le Workshop Jeune création est un rendez-vous de la Cinémathèque idéale des banlieues du monde, programme porté par les Ateliers Médicis et le Centre Pompidou, sur une idée originale d’Alice Diop, qui permet à des artistes de travailler leur projet de film en participant à des séances d’échanges et de rencontres imaginées par un.e cinéaste associée.

Le Workhsop Jeune création est soutenu conjointement par le CNC et Rubis Mécénat.

Pour cette 5ème édition, en 2026, il réunissait les artistes, Shadi Bensaïdi, Bamar Kane, Sara Kheladi, Sadia Kossangue, Nina Mélo et Grace Seri.

Et nous avons eu l’honneur d’accueillir comme artiste associée, Rosine Mbakam.

Deux bourses sont à nouveau attribuées cette année à l’issue du Workshop. La Bourse Jeune création Ateliers Médicis et Rubis Mécénat, créée en 2023 et d’un montant de 8 000 € - un dispositif de soutien au développement du projet d’un artiste - ainsi que la Bourse Nouvelles écritures cinématographiques CIBM du Fonds de dotation Francis Kurkdjian - créée en 2025 et d’un montant de 2000 €, cette année soutenue également par le Centre Pompidou - un dispositif de soutien à l’écriture du projet d’un artiste.

Sadia Kossangue

crédit photo ©Kianuë Tran Kiêu.

Sadia Kossangue, née le 28 octobre 2001 à Bangui (République centrafricaine), rejoint ses parents en France à l’âge de dix ans. Parallèlement à ses études en cinéma à l’Université Gustave Eiffel, elle réalise ses premiers films, sélectionnés dans plusieurs festivals, dont le Festival International du Cinéma Africain de Khouribga (Maroc), où elle devient en 2025 la plus jeune cinéaste en compétition. Après Talents en Court (2023) et la résidence L’Atelier (Cinémas 93 et Côté Court, 2024-2025), elle poursuit aujourd’hui son parcours au Workshop Jeune Création, où elle développe Studio 68, son premier long-métrage documentaire dans lequel théâtre artistique et politique s’entremêleront


A propos de Studio 68
Ruth, apprentie comédienne d’origine ivoirienne, navigue entre le monde souterrain du théâtre et celui de sa vie, rythmée par les démarches de naturalisation. À l’ombre de la présidentielle de 2027, Ruth et ses camarades comédien.ne.s de l’École du Nord préparent leur représentation de fin d’études. Ils n’ont qu’une idée en tête, représenter le monde qui les entoure pour en faire un monde qui leur ressemble.

En 2026, le jury est composé des mécènes des deux bourses.

D’une part, pour la Bourse Jeune création Ateliers Médicis et Rubis Mécénat : de Lorraine Gobin et Juliette Le Bihan, respectivement directrice générale et responsable de projets de Rubis Mécénat ;

D’autre part, pour la Bourse Nouvelles écritures cinématographiques CIBM du Fonds de dotation Francis Kurkdjian : de Stéphanie Morou, déléguée générale et Monia Triki, administratrice, du Fonds de dotation Francis Kurkdjian.

Il est complété par Cathy Bouvard, directrice des Ateliers Médicis, et d’Eva Markovits, chargée de programmation au service des Cinémas du Département Culture et Création du Centre Pompidou pour les deux bourses.

Le jury a retenu ces deux projets parmi les 6 participants :

STUDIO 68, un projet documentaire de Sadia Kossangue reçoit la Bourse Jeune création Ateliers Médicis et Rubis Mécénat, le jury a été sensible par la mise en scène de la réalisatrice, autour du portrait de cette comédienne, et espère qu’ainsi ce soutien aide à préserver la temporalité et les échéances du film.

Les Naturalisables projet de la cinéaste Sara Kheladi reçoit la Bourse Nouvelles écritures cinématographiques CIBM du Fonds de dotation Francis Kurkdjian, le jury a trouvé particulièrement singulière la démarche de l’artiste pour donner corps à un sujet toujours très contemporain à partir des voix de ce couple sur lequel s’acharne la violence administrative.



Sara Kheladi

crédit photo ©Narjesse Medjahed.

Sara Kheladi est journaliste, cinéaste et artiste. Son travail de recherche explore les concepts de rébellion, de fierté et de résistance en périphérie. Elle a notamment collaboré avec des médias nationaux comme Brut, France 5 ou Arte pour raconter, entre autres, l’éclosion de la scène techno au Kosovo, la construction de l'icône Gisèle Halimi, l’organisation des luttes environnementales européennes ou le renouveau culturel des PMU. En 2024, elle a été lauréate de la bourse Création en cours des Ateliers Médicis pour poursuivre et développer cette recherche dans un premier long-métrage documentaire de création. Le film Les Naturalisables raconte la tentative de naturalisation d’un couple d’algériens de 60 ans vivant en Poitou-Charentes depuis plus de vingt ans.


A propos des Naturalisables
Mes parents, un couple d'algériens sexagénaires, entament leurs démarches pour obtenir la nationalité française. Ils ont déjà été refusés deux fois. L’administration française fait planer le doute d'une potentielle acquisition individuelle : l’un peut devenir français, l’autre non. Je prends ma caméra et les suit dans cette troisième tentative, à tâtons….

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